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Fleur secrète

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les avis de Cinemasie

3 critiques: 3.08/5

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4 critiques: 3.31/5

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Anel-kun 4
Mounir 3.25
jool 3
Bastian Meiresonne 3


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Pétasse de rose

Comme le dossier de presse de la ressortie de ce film ne l'indique pas, "Fleur secrète" est en fait la seconde adaptation du célèbre roman de Dan Oniroku après "The breeding of the flesh from the flower and the snake" de Matsubara Jiro en 1968 et avant celle en 3 épsiodes de 1985 et 1987 par Shogoro Nishimura ("Sketch of Hell" & "White Uniform Rope Slave") et Masayuki Asao ("Ultimate Rope Discipline"), la série animée (sortie également en France) et, bien évidemment le fameux remake de Takashi Ishii en 2004.
 
L'adaptation d'un classique, au même titre qu'une "Histoire d'O" en Occident, par Dan Oniroku, l'un des plus fameux romanciers de la littérature érotique japonaise contemporaine.
Auteur de plus de deux cents ouvrages, ses œuvres ont inspirés des nombreuses productions cinématographiques. Célébré autant pour ses œuvres, que pour les adaptations qui en seront faits, il va cesser d'écrire une première fois au début des années 1990 pour tenter son aventure dans le monde des affaires commerciales. Après la faillite de son entreprise, il connaîtra à nouveau le succès par la publication de ses mémoires, "The Flower must be crimson: The world of Oniroku Dan".
"Hana to hebi" ("Flower & Snake") reste indéniablement son œuvre la plus réputée et connaîtra pas moins de neuf suites littéraires, en plus des innombrables dérivés cinématographiques plus ou moins officiels. Une fois de plus, les relations sadomasochistes seront au cœur de son histoire; mais Dan se défend de vouloir écrire l'humiliation myogène d'une femme, plutôt que son voyage initiatique de son éducation sexuelle d'un point de vue d'un fantasme typiquement masculin. Il s'est obstinément refusé à l'injonction des éditeurs et des maisons de production de donner dans la violence purement gratuite. Il dit d'une relation sadomasochiste, qu'elle est "un fantasme masculin dérivé de l'amour…un fantasme, qui naît
de la beauté de voir une femme souffrir de sa propre gêne. C'est pour cela que mon style colporte un ressentiment de romance, d'esthétique, mais aussi de décadence". Et de rajouter, que jamais il entretiendrait pareille relation avec sa femme, sous peine de "me faire casser la gueule…Encore une fois, cela reste uniquement du domaine du fantasme!".
 
Le film "Fleur secrète" est aujourd'hui considéré comme un classique pour avoir lancé le genre très populaire du film SM incluant des nombreuses scènes de bondage. Pour n'avoir pas réussi à attirer couples et femmes seules pour voir des pinku, le marché cible petit à petit un public exclusivement masculin. En résulte le genre SM et un autre, ouvertement misogyne (avec des scènes de viols aux victimes "consentantes"), le "Violent Pinku". Curieusement, ce genre n'a jamais été sujet à polémiques, ces histoires étant immédiatement identifiées comme étant des pures "fantaisies", propres à satisfaire la plus sombre de libidos masculines.
En même temps, le réalisateur KONUMA désamorce toute perversité par un comique quasi troupier avec des situations expressément exagérées et des mimiques des personnages proches du manga. L'humour des "bidasses" français ne semble jamais très loin et certaines scènes vont même jusqu'à rappeler l'érotisme gentillet d'un Max Pecas, par exemple; ce qui ne veut pas dire, que "Fleur secrète" serait 'lune de ses pantalonnades typiques du cinéma érotique occidental de la fin des années 1970 (faudra le comparer au genre italien ou même allemand). Bien des scènes sont quand même assez pernicieuses et ne trouveront aucun équivalent nulle part au monde, notamment par les scènes uniques de bondage; mais le film est tout de même assez loin de la sécheresse (façon de parler) future des pinku de plus en plus déprimants, des exercices cérébrales de Wakamatsu ou Adachi Masao de la fin des années 1960 ou même de "La femme à sacrifier" du même Konuma la même année. Non, il s'agit tout simplement d'un bon petit pinku totalement décomplexé, où les femmes inquiètent par leur frigidité (relative) et où les hommes se font lacérer le visage à coups de roses dans la tronche.
 
Un film, qui n'a absolument plus rien à voir avec sa future réinterprétation par Takashi Ishii, qui va s'emparer du thème pour l'ancrer dans son propre univers de femmes recouvrant un semblant de force par leur oppression par les hommes. Loin de là toute thématique pareille dans l'interprétation ultra simpliste de Konuma.


20 mars 2009
par Bastian Meiresonne


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